top of page

Altera : de la serpentine au bronze, quand une sculpture traverse le temps

  • Photo du rédacteur: ML Teisseire
    ML Teisseire
  • 13 juil.
  • 1 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 12 heures

Je pensais avoir fait reproduire une sculpture. Je découvre que j’en ai créé une autre.


Pour la première fois, j’ai réuni la sculpture originale en serpentine, réalisée il y a plus de vingt ans, et le bronze qui en est issu.


Altera, sculpture en bronze, présentée aux côtés de la sculpture originale en serpentine réalisée plus de vingt ans auparavant.
Prima en serpentine, Altera en bronze

Je connaissais évidemment leurs différences de matière, de couleur, de lumière. Mais je ne m’attendais pas à ce qu’elles me paraissent si différentes dans leur présence.


La serpentine noire me semble plus hiératique, plus distante, presque impénétrable.


Le bronze m’apparaît plus doux, plus lumineux. La patine révèle différemment les volumes et semble modifier jusqu’à l’expression du visage.


Pourtant, à l’origine, il y a exactement la même sculpture.


Cette confrontation m’interroge sur ce qui fait réellement une œuvre.


Sa forme ?

Sa matière ?

La lumière qui s’y pose ?

Le regard que nous portons sur elle ?

Tout cela à la fois, très certainement.


Vingt ans après avoir sculpté la première, je découvre ainsi que le bronze ne lui a pas simplement donné une nouvelle existence, il a fait apparaître une autre présence.

Commentaires


Les commentaires sur ce post ne sont plus acceptés. Contactez le propriétaire pour plus d'informations.
bottom of page