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Art et bien-être : quand l’art devient un espace de respiration

  • Photo du rédacteur: ML Teisseire
    ML Teisseire
  • 21 avr.
  • 2 min de lecture

Vue intérieure de l’exposition « Vivre ! » dans l’église Saint-Pierre du prieuré de Marnans, avec des panneaux de scénographie, des sculptures et des œuvres présentées dans la nef.
L’exposition « Vivre ! » au prieuré de Marnans, où sculptures, installations et œuvres sur papier dialoguent avec l’architecture de l’église Saint-Pierre.

Il y a quelques jours, dans C à vous la suite, Marina Carrère d’Encausse rappelait quelque chose qui m’a particulièrement touchée : dans un monde compliqué, l’art reste une valeur sûre pour se faire plaisir et se faire du bien.


On entre dans une exposition avec ses préoccupations, ses questions, parfois sa fatigue… et l’on en ressort souvent plus léger.


Ces mots résonnent particulièrement aujourd’hui. L’art et le bien-être ne sont pas des sujets accessoires face au flot d’actualités anxiogènes, aux tensions et à la fatigue collective. L'art peut être un espace de respiration. Un lieu où l’on ressent, où l’on pense autrement, où l’on retrouve de la nuance, de la beauté, parfois même de l’élan.


Créer, regarder, écouter, contempler : ce sont aussi des façons de résister au découragement.


Vue intérieure de l’exposition collective « Alchimies sensibles » dans la chapelle Vaugelas à Chambéry, avec des œuvres de plusieurs artistes présentées sur des panneaux et des socles.
« Alchimies sensibles » à la chapelle Vaugelas de Chambéry : six univers artistiques réunis dans un lieu chargé d’histoire.

Je le ressens moi-même dans mon travail de sculptrice. Créer ne consiste pas seulement à produire un objet. C’est prendre le temps de regarder une matière, une forme, une lumière. C’est accepter de s'arrêter, de chercher, de ne pas savoir immédiatement où l'on va.


Et lorsqu'une œuvre est regardée, quelque chose d'autre commence. Elle peut provoquer une émotion, une question, un souvenir, une surprise. Elle peut simplement offrir quelques minutes pendant lesquelles notre attention se détourne du bruit du monde.


Installation artistique « Lotus et bouches cousues » au Bourget-du-Lac, composée d’un grand cercle doré, de panneaux et d’une robe réalisée en papier et calligraphiée.
« Lotus et bouches cousues » : une installation de papier et d’écriture inspirée du nüshu, présentée au Bourget-du-Lac.

Je suis convaincue que l’art n’embellit pas seulement le monde : il le répare un peu.

Peut-être même qu’à sa manière, il contribue à le sauver.


Cette idée me paraît d’autant plus importante que nous parlons aujourd’hui beaucoup de santé, de fatigue, de stress, de sommeil et de besoin d’apaisement. L’émission de Marina Carrère d’Encausse consacrée à l’insomnie, diffusée sur France 5, s'inscrit justement dans cette réflexion autour du besoin de soin et d'apaisement.


Peut-être avons-nous plus que jamais besoin de soin et de sensible.

Et peut-être que l’art peut être l’un des endroits où nous pouvons les retrouver.

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